Pendant que certains dorment, je cuve ma session d’EMDR et je n’arrive pas à fermer les yeux. Mon cerveau carbure à trois heures du matin et j’ai personne à qui parler. Alors, évidemment, je tape cinq messages de blogs pour combler les semaines à venir parce que je vais oublier que j’ai un blog, comme à chaque fois.
Parce que oui, les gens dorment à trois heures du matin. Sauf Pretty Disaster, techniquement, parce qu’il est dans le futur, lui, en Australie. Mais bon, même les gens du futur font la grasse matinée, il semblerait.
Ce qui veut dire que je n’ai personne à faire chier. Du coup, je vais faire chier le monde ici, à raconter ma séance d’EMDR.
L’EMDR me donne envie de miauler de façon intercontinentale.
Bon, pas vraiment, en fait, sinon je fais passer une truc qui fonctionne pour de la magie super mystérieuse. Non, la vérité, c’est que j’étais super anxieuse concernant la première session. La thérapeute m’avait prévenu que ça pouvait mettre très mal physiquement, ou ne pas fonctionner du tout.
Je suis arrivée en mode un peu paniquée, alors quand elle m’a demandé de me plonger dans le sentiment de terreur que je ressens quand je sors de chez moi, j’étais déjà dans le mood.
Les acteurs shakespeariens peuvent se rhabiller. Je suis tellement dans le role de la meuf paniquée que je fais des crises d’angoisse en imaginant être dans la rue alors que je squatte mon canapé. CA c’est de l’acting.
Et en fait, ça c’est très bien passé. J’ai fait des connexions après en mode « ooooh, ça viendrait de là ? », genre révélation de fin de saison d’un truc sur Netflix.
On verra la prochaine session, le 18.
Mais je me la pète pas trop en mode je tape la forme de ouf, je suis une warrior queen parce que je risque d’être dans un état de merde pendant trois jours.
Mais, eh, je suis descendue dans le parc en bas de chez moi trois minutes vingt-sept secondes. Je sais, je suis restée que le temps d’une chanson.
L’agoraphobie :
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Julie
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